L’homme qui savait la langue des serpents

L’homme qui savait la langue des serpents de Andrus Kivirähk

Edition : Le Tripode    Pages : 470     Prix: 13,90€

Genre : Fantastique

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Voici l’histoire du dernier des hommes qui parlait la langue des serpents, de sa sœur qui tomba amoureuse d’un ours, de sa mère qui r
ôtissait compulsivement des élans, de son grand-père qui guerroyait sans jambes, d’une paysanne qui rêvait d’un loup-garou, d’un vieil homme qui chassait les vents, d’une salamandre qui volait dans les airs, d’australopithèques qui élevaient des poux géants, d’un poisson titanesque las de ce monde et de chevaliers teutons épouvantés par tout ce qui précède... Peuplé de personnages étonnants, empreint de réalisme magique et d’un souffle inspiré des sagas scandinaves, un roman à l’humour et à l’imagination délirants.

Mon avis : ♥♥♥

Waw ! Quelle histoire ! Quel monde ! 

Ce livre a reçu le grand prix de l'imaginaire 2014 et je sais à présent 
pourquoi.

On part dans un monde imaginaire, mais finalement parallèle au notre, ce qui 
rend le conte un peu troublant. C'est d'ailleurs plus un pamphlet qu'un conte.
En effet ce roman, détourné dans le style des fables De La Fontaine ou du 
roman de Renart, fait polémique, il dénonce des vérités actuelles sous forme
fantastique.
On va y trouver des ours, amants de femmes humaines; des vipères en tant que
compagnons de jeux.

Dans cet ouvrage on va rencontrer Leemet, un enfant qui vit dans la forêt
avec sa famille. ( l'histoire se déroule sur plusieurs années)
Sa famille est presque la dernière de la forêt. Tout le monde est parti vivre 
aux villages.
C'est une sorte d'exode rural. Les gens quittent la forêt, les bêtes, les 
cabanes pour aller au village, tisser, coudre, moissonner. 
Chose que les gens de la forêt ne comprennent pas. Pourquoi travailler pour 
se nourrir ? Alors qu'avec le langage des serpents ils peuvent chasser à
tout va.
En effet la langue des serpents permet de communiquer avec les animaux, de
leur donner des ordres et être amis. Ainsi ils obligent des chevreuils à se 
tuer, des louves à donner leur lait..
Or les gens du village ont oublié cette langue, craignent les vipères et les 
ours. Les gens du village croient un Dieu, Jésus, c'est l'idole des jeunes.
En bref, on assiste à une modernisation de la vie, dont certains ne sont 
pas d'accord.
Le roman dégage la réflexion d'être le dernier sur son temps via le mode de 
vie, les langues parlées, la culture, l'alimentation. 
Dès le début du livre on sait que c'est une impasse. La première phrase est 
"il n'y a plus personne dans la forêt".
Pas facile d'expliquer en long et en large la belle morale de ce livre. 
C'est une belle réflexion sur le passage du temps, sur les personnes qui 
restent dans l'ancien temps et ne comprennent pas le nouveau, sur la mémoire 
de nos ancêtres.
J'ai vraiment adoré les sens cachés et la morale camouflée. 
Il faut lire ce livre !!! (parceque j'ai du mal à l'expliquer aussi !)
Ils sont vraiment forts ces Scandinaves.


" ....ah c'est hommes, ça m'étonnerait pas qu'un de ces jours ils aillent
jusqu'à donner du lait aux hérissons dans des écuelles"
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